jeudi 19 janvier 2012

« L`Homme est à l`image de Dieu » ? (première partie)


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« L`Homme est à l`image de Dieu » cette illustration religieuse (ou philosophique) me paraissait aussi paradoxale qu`incohérente  sans toutefois altérer ma curiosité et mon amusement à son égard. Paradoxale, car Dieu est l`incarnation de la perfection tandis que l`homme  se trouve à être la définition propre de la déchéance, et incohérente puisque Dieu détenant, une science qui lui est propre, est en mesure d`avoir une étendue illimitée sans avoir de présence physique, alors que l`Homme, lui, est délimité par des capacités spécifiques qui lui sont propres tout en ayant une existence organique territoriale. 
Par ailleurs, je voyais en cette pythie une annonce, voir une explication, à la croissance et au développement autant psychologique qu`intellectuel d`un enfant. Ne dit-on pas que l`enfant apprend  « par imitation »? C`est un instinct primitif, animal (ne voit-on pas les poussins  d`une poule la suivre  partout) bref, inné et  ne dépendant ni d`une volonté parentale ni d`un caprice enfantin. L`analogie se met en place d`elle-même; pour l`enfant, le parent est un pouvoir suprême et incontestable (quel bambin de deux ans vous parlera de Dieu? Si vous en connaissez un, faites- moi signe; il aurait tant de choses à m`apprendre) et indéniablement, l`enfant l`imite en vue d`être une copie conforme. J`en déduis donc qu`il tente d`être à l`image d`un « être » éminent.  Si cela ne s`arrêtait qu`à l`instinct, je parlerais d`un facétieux mais ironique hasard, néanmoins, c`est une voie que l`enfant adopte même en ayant conscience d`une divinité dont l`autorité est incomparable à celle des parents. Tant l`excellence académique que la bonne conduite seront à l`érigé de la fierté parentale.
 Certes, les parents peuvent léguer aux gamins des valeurs religieuses tout en les expliquant, mais un enfant ne le fera pas nécessairement dans les normes religieuses; il espérera seulement être récompensé, non par Dieu (dans une « autre vie » dont il ne connaît pas une signification aussi symbolique qu`un fervent croyant conscient), mais par son propre parent. Sachez qu`un sourire fier est souvent la seule récompense qui peut satisfaire pleinement un enfant. Les gamins sont les être les plus sensibles aux émotions et aux sentiments des gens et, à mon plus grand désarroi, ceux-ci en prennent peu conscience. 
Pour en revenir à notre sujet initial, vous me diriez que l`on peut appliquer cette théorie, simplement, aux jeunes enfants, et ce dans l`unique limite de leur capacité intellectuel; or, cette relation parent-enfant a souvent tendance à se prolonger au-delà des digues de l`imitation ou d`une fierté-flatteuse.  L`adolescence est enjolivée bien trop sournoisement par tout un tas de spécialistes (l`éclosion d`une fleur, le passage de l`ignorance à la conscience etc.) alors que cet enfant en « mutation » est aussi instable qu`une balance « mécanique ». 
Peu à peu, le comportement arrogant et hargneux vient relever la bonne conduite, puisque l`enfant ne cherche plus à rendre fier ses parents, mais à essayer de l`impressionner tout en tentant de le surpasser. L`adolescent est sans cesse mis à l`épreuve que ce soit par les parents, les professeurs ou tout autre hégémonie. Malgré leurs différentes démarches, dû à un parcours divergent, ils tenteront tous, tant bien que mal, d`ériger des barrières de protections afin  d`anticiper  les « missiles ».  De plus, le problème peut se présenter sous une forme encore plus discrète et, d`une certaine façon, plus honteuse pour l`adolescent; celui-ci tentera d`être digne de son parent tout en essayent de retrouver l`estime de lui-même qu`il aurait pu perdre (ou qu`il voudrait renforcer) en chemin.

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